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La cabine d'essayage
Testé et approuvé (ou pas) par Yagg
Expériences | 14.05.2014 - 15 h 00 | 6 COMMENTAIRES
J’ai testé pour vous Copenhague, une ville à l’heure de l’Eurovision

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Autant être honnête, je n’ai jamais vraiment suivi l’Eurovision. Il m’arrivait certaines années de tomber par hasard sur France 3 au moment du comptage des points pour apprécier les fameux «Twelve Points!» et de constater souvent que la France n’arrivait pas bien haut dans le classement (cette année n’a pas fait exception, mais je ne reviendrai pas sur cette histoire humiliante). De toute façon, en France, l’Eurovision n’a pas franchement bonne presse, souvent regardée avec, au mieux, une condescendance amusée («Quel pays présente de l’eurodance, qu’on rigole un peu?») et au pire avec un mépris non dissimulé autant pour la compétition en elle-même que pour celles et ceux qui la regardent avec passion. Mais il se trouve que cette année, par le plus grand des hasards, je me suis retrouvée à passer quelques jours à Copenhague pile au même moment. Comme je suis curieuse de cet engouement nordique et que je ne veux pas mourir idiote, il était hors de question de passer à côté de l’événement sous prétexte que je suis Française et donc censée le regarder avec un sentiment de supériorité et d’arrogance.

J’ai donc laissé mon cynisme tout français qu’il soit au placard (sans mauvais jeu de mots) pour apprécier pleinement l’atmosphère qui a régné pendant ces quelques jours dans la capitale danoise. Parce qu’au Danemark, l’Eurovision c’est du sérieux! Ou plutôt, on sait aussi en rire: il y a comme un juste milieu entre la volonté d’honorer en grande pompe cette tradition européenne un peu kitsch et populaire, et l’envie de s’en amuser, de jouer avec ses codes et sa grandiloquence avec beaucoup d’humour et de second degré… Et oui, tout ça, c’est possible. Les Danois.e.s l’ont fait.

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Copenhague, here we are!

À peine un pied dans l’aéroport de Copenhague, qu’on est forcé de remarquer les stickers «Join Us», le hashtag officiel de l’Eurovision, qui parsème les halls jusqu’au métro. Le métro lui aussi s’est d’ailleurs mis à la musique, car c’est au tour des usagèr.e.s de pousser la chansonnette pour obtenir un ticket gratuit. Installé dans une des stations, le Sing 2 Ride, un dispositif mi-guichet automatique mi-karaoke, diffuse la chanson officielle du Danemark, Cliché Love Song de Basim, chansonnette sautillante et groovy pas désagréable qui s’approche un peu (beaucoup) du Treasure de Bruno Mars. On se met devant, on chante en suivant les paroles sur l’écran et la machine calcule à quel point on chante bien (ou pas) et finit par délivrer un ticket de métro, si on se débrouille pas trop mal. Pas facile surtout avec le refrain qui fait un truc comme «Skuba duba dabda dididaj», qu’il faut dire deux fois très vite et enchaîner sur un «I Looove Yoooou»… tout ça en chantant juste. Traitez-moi de pleutre, je ne m’y suis pas risquée.

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Dans le centre, le Village officiel a accueilli pendant presque une semaine les participant.e.s de toute l’Europe, mais aussi batucadas, DJs, chorales… Ici, l’Eurovision concerne tout le monde, c’est comme un sport national, ce n’est ni démodé, ni ringard, bien au contraire.

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Une chorale: moyenne d’âge 25 ans. Une demi-heure de tubes, tous en danois.
Je n’ai rien compris des paroles, et pourtant c’était génial.

On pouvait voir aussi un Fan Mile Eurovision dans le centre piéton, avec le nom des plus grandes chansons gagnantes au fil des années.

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Oui, y’avait même Céline…

Copenhague s’est aussi dotée d’un chouette village LGBT tout spécialement pour l’occasion, sobrement appelé l’Eurovicious Pride. Je me dis qu’en France un nom pareil aurait fait rappliqué des bus entiers de Printemps Français et d’Alliance Vita pour protester contre un lieu de débauche ostensiblement installé en plein centre-ville, une menace pour le bien-être des enfants, le berceau de la sodomie (ah non, ça c’est déjà pris par Vitaly Milonov pour parler de l’Eurovision). Bref. À Copenhague, tout ça se passe sans scandale et vous ne trouveriez pas une Christine Boutin pour vous traiter de pervers.e ou de dégénéré.e parce que vous allez faire un tour à l’Eurovicious Pride. L’ambiance y était très chouette, il y avait des petits stands autour de la scène pour acheter des parapluies et des écharpes arc-en-ciel (toujours utile vu les températures, même en mai) ou pour prendre une bière (les Danois.e.s aiment la bière, ça tombe bien, moi aussi) Il y avait MÊME des hétéros… c’est pour vous dire. Et pas mal d’enfants aussi, forcément c’était sympa, il y avait de la musique, des drag queens et des flaques d’eau pour sauter dedans. Le bonheur. Pour ma part, j’ai pu assister là-bas à un spectacle de drag queens hautes en couleurs qui reprenaient des tubes de l’Eurovision et qui ont sévèrement réchauffé l’atmosphère malgré la pluie battante.

Pour la petite anecdote, pendant le show, une dame d’une cinquantaine d’années m’a demandé quelque chose en danois. Je lui ai fait comprendre que j’étais étrangère et elle m’a alors montré le petit caméscope qu’elle tenait à la main en me demandant cette fois-ci en anglais si je pouvais me décaler pour qu’elle puisse filmer.

«Ça va être le tour de mon fils», m’a-t-elle dit avec un grand sourire complice.

Je lui ai souri en retour et lui ai dit un truc un peu bête, genre «Congratulations!», parce que je n’ai pas su quoi dire d’autre tellement je trouvais ça adorable qu’une maman vienne voir son enfant en drag-queen. Je lui ai donc laissé de la place quand son fils est entré en scène pour qu’elle n’en perde pas une miette, ce qui aurait été vraiment dommage car son numéro était excellent et qu’elle avait l’air d’être tellement contente et fière de lui. Deux jours plus tard, Conchita Wurst a remporté le concours et je me suis dit que finalement il y avait des choses bien plus ringardes et périmées que l’Eurovision…

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Le fils de la dame

Photos Maëlle / Billy / Etienne

Bien-être | 27.01.2014 - 10 h 51 | 6 COMMENTAIRES
«J’ai testé pour vous le sextoy Rainbow de Wet For Her», par Caro

La cabine d’essayage de Yagg est de retour! Merci à Caro d’avoir accompli sa mission avec autant de sérieux et d’application.

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Grâce à @Yagg (merci merci <3), j’ai eu la chance de tester le sextoy Rainbow vendu sur le site Wet For Her seule et avec une partenaire. Voici mes impressions:

Au premier abord la longueur et la largeur m’ont impressionnée, le site Wet For Her le vend en le comparant à une largeur de trois doigts (çaaaa vaaaa trois doigts :D) mais là j’avais l’impression d’avoir affaire à une largeur de quatre doigts au moins.

Présenté dans un sac en plastique avec un assez grand sachet de lubrifiant, pas très agréable – je ne vous conseille vraiment pas la marque Yes® – il colle, ne sent pas super bon et n’est pas super efficace, contrairement au Durex Play (placement de produit), à l’odeur et au goût plus neutres et très efficace, même sur la durée.

Une fois la «peur» passée, ma partenaire et moi nous sommes lancées dans l’entreprise d’explorer la chose, à deux et puis seule.

MES SENSATIONS AVEC UNE PARTENAIRE
Points positifs: C’est plutôt une sensation très très sympa quand on le reçoit, ça glisse bien, ce n’est pas désagréable à la pénétration (toujours mettre une capote bien sûr) et la courbure du gode est idéale, et a été surement pensée pour l’être. Pénétration en profondeur et rapide parfaite (on peut pénétrer vite et en toute confiance). La largueur, qui m’impressionnait au début, s’est assez vite estompée, quand l’excitation de l’acte est présente, plus aucune appréhension.

La partenaire avec qui je l’ai testé a apprécié la forme, un peu moins la taille, mais je rappelle qu’il est disponible en 3 formats, avec ou sans harnais. Elle a également trouvé utile la base épaisse, que l’on peut fixer à un harnais ou simplement prendre en main facilement.

Points négatifs: La texture du gode en silicone (sans capote) capte toutes les impuretés, les cheveux et la poussière.
Peu de sensations quand on le pratique sur sa partenaire. Le simple fait de va et vient ne suffit pas pour l’apprécier à sa juste mesure. Personnellement j’aime sentir sous mes doigts les réactions de ma partenaire, or là c’est impossible, c’est le cas pour toutes les pénétrations avec accessoires, donc ce n’est pas vraiment un point négatif propre à ce modèle.

MES SENSATIONS EN ÉTANT SEULE
Là les sensations sont différentes, de par la nature même de la pratique solitaire. De par le format, il faut user de plus d’imagination pour parvenir à l’utiliser, cela reste un moment agréable mais personnellement je n’en raffole pas des masses. Le plaisir est certes plus intense et fort mais sans plus.

Pour conclure, ce fut une très bonne expérience que je vous conseille si un jouet ne vous horrifie pas dans votre relation avec votre partenaire, et si vous voulez mettre un peu de piment à vos ébats. Amusez-vous, jouez, essayez dans la joie et le consentement bien sûr.

Le site de Wet For Her.

DVD/VOD | 28.12.2011 - 17 h 35 | 3 COMMENTAIRES
«Videofutur, tu regardes tes vidéos et c’est le futur», par LGabrielle

VOD, DVD ou Blu-ray à domicile: en experte, la yaggeuse LGabrielle a teste les services de Videofutur. Drôle, utile et complet.

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INTRODUCTION DU DÉBUT

Quand j’étais jeune, il y avait un magasin Videofutur dans mon quartier. Bien évidemment, étant donné que j’avais 8 ans et assez d’argent de poche pour acheter rien du tout, la location des films dernier cri en VHS (mais siii, pour les deux du fond, avant, on regardait les films sur des cassettes et même qu’il fallait les rembobiner après, histoire que ce soit pas trop chiant. Encore mieux, on pouvait s’acheter des cassettes vidéo 180 minutes (la folie, un peu) et enregistrer DEUX FILMS dessus, quand ça passait à la télé. Si, les films, avant, ils faisaient 1h30, et c’était bien suffisant. Enfin, il fallait enregistrer sans le générique, et souvent, la fin du second film n’était pas enregistrée, mais c’était une époque un peu magique et bénie. Si vous aimez les magnétoscopes, il y a ce monsieur qui est forcément plus fan que vous. Ou alors c’est vous, et je vous respecte pour cette belle coupe de cheveux).

Bref, il fallait passer au magasin, rendre les films en 48h, dans les heures d’ouverture normalisées.

Imagine, le cauchemar: soirée pizza avec tes potes, et ils ont déjà tous vu LE FILM que tu avais prévu:
- Le Journal de Bridget Jones si tu fais une soirée avec des hétérotes trentenaires et célibataires;
- «Tous les Hellraiser/Freddy/Vendredi 13/Halloween même le 8 et les tout-pourris au milieu» si tu fais une soirée avec mes amis.

Et là, drame, soirée gâchée, tout le monde se regarde dans le blanc des yeux, ya la petite au fond que tu connais moins qui tient pas l’alcool qui finit la tête dans l’évier de la cuisine, ya le/a frustré/e qui dit que quand même, c’est honteux de même pas avoir de film alors qu’il/elle se faisait tellement une joie de voir un truc chez toi, ça finit mal, tout le monde s’unfriende de Facebook et on te retrouve 8 jours plus tard la tête enterrée dans la litière agglomérante des chats.

Ensuite, j’ai été, comme une sorte de star moche, vivre aux États-Unis, où ils ont Netflix. C’est-à-dire l’équivalent américain de Videofutur, où les boutiques sont ouvertes H24 avec de gros messieurs glauques qui errent aux rayons «kung-fu», où on loue ou achète un DVD/Blu-ray, ainsi que divers goodies honteux (qui a besoin d’un distributeur de Pez comme ça? Je sais que certains vont trouver leur vocation cachée en posant les yeux sur cette photo ci-contre).

Le marché du géant Netflix est assez en avance par rapport à ce qu’on a en France (Netflix est accessible par la Playstation 3/Xbox 360, ou sur ordinateur et en gros, on regarde ses films tranquillement en streaming, pour éviter les glauques).

Heureusement, Vidéofutur, qui a su fermer cette boutique dans mon quartier, mais également, se tenir au courant de ce qui se fait de nos jours, nous a concocté une merveille: un petit site internet, justement bien nommé www.videofutur.fr, et une formule Pass Duo qui te permet de soit commander ton DVD (non, plus de cassettes, je suis désolée Marko, je sais que tu te faisais une joie) ou Blu-ray si tu disposes d’un lecteur sur ta Froboîte, SOIT et là, c’est très fort, une copie digitale de ton film, afin que tout le monde soit content pour la soirée. Avec le Pass Duo, ou l’abonnement VOD, tout le monde peut, après deux paquets de Pringles, faire un consensus pour regarder Bienvenue chez les Ch’tis (à ce moment, il est peut-être temps de changer d’amis).

LE TEST

Pour ce test, je dispose d’un PC, d’un netbook, d’une Playstation 3, d’un iPhone et d’une tablette numérique. Comme vous allez le voir, ne me jugez pas, ma connaissance et mon intérêt pour les films normaux est étrange, du coup je n’ai loué que des choses qui m’intéressent moi.

Il faut dire que, coincée chez la famille pour convalescer en paix avec ma cheville aux os arrachés, il m’était impossible de me rendre à la boîte aux lettres pour chercher ou envoyer le courrier, alors je me suis concentrée comme une ouphe sur la partie «Vidéo à la Demande». J’ai aussi téléchargé des choses pour plaire aux instances maternelles, du coup, c’est très disparate.

La VOD et le Vidéo Manager
Videofutur propose de télécharger son petit logiciel-propriétaire pour gérer les téléchargements et les visionnages. Une photo vaut toutes les explications:

Comme vous pouvez le voir, on dispose d’une fenêtre qui rappelle un peu celle de logiciels pirates de téléchargement old school, et ce petit logiciel est indispensable pour lire les films et autres (j’ai essayé de les ouvrir avec VLC, mais impossible, leur codage est bien fait).

Avantages de Videofutur, le Vidéo Manager:
- Évidemment, le logiciel est gratuit et assez léger.
- Les téléchargements sont un peu mous, mais honorables quand on compare à un téléchargement illégal hors Torrent. On compte entre 23 et 11 minutes pour un film, même en hyper ADSL, un peu moins pour un épisode de série. En revanche, les téléchargements ne sont pas simultanés.
- Toutes les infos sont centralisées, si on dispose d’un bon espace disque, on n’a pas besoin d’aller chercher partout le catalogue, le résumé du film, et on a même des recommandations. Je ne sais pas sur quoi elles sont basées, en ayant uniquement un film d’horreur, un épisode de série et un film à la mode sur mon Vidéo Manager, je me retrouve avec Lord of Dance, un des films que j’ai téléchargés et un documentaire sur Picasso (?) sans explications ou résumé. Au moins, l’effort est louable.
- Le logiciel est très intuitif, tout est sur la page principale, donc pour les utilisateurs d’ordinateurs peu chevronnés, il est facile de tout retrouver.
- Les téléchargements sont souvent en français et en anglais, avec des sous-titres. Pour le moment, je n’ai rien vu de fancy cool, comme les bonus des DVD, ou une piste de sous-titres pour malentendants (c’est le genre de trucs que je vérifie souvent aussi, on ne sait jamais avec qui on va regarder son film), mais c’est bien suffisant pour le cinéphile normal.

Inconvénients du Vidéo Manager:
- Très ponctuel, mais peut être embêtant: le VM s’intègre à votre navigateur, donc l’installation prend 12 secondes, mais le redémarrage de votre navigateur avec 75 onglets dont 8 chansons sur YouTube peut être problématique. Idem, si vous avez Firefox, Chrome et Explorer, il va falloir remettre tous les navigateurs à jour avec leur plugin.
- Si on télécharge des épisodes de série, c’est dur de savoir quels épisodes on a, et lesquels on n’a pas, parce qu’ils ne sont souvent pas étiquetés avec le numéro de l’épisode ou de la saison. En plus, il faut les télécharger un par un, pas de gros batch «Disque 1 de la première saison». Du coup, comme vous pouvez le voir, j’ai un problème avec un épisode de Fais pas ci, fais pas ça, qui a subitement cessé de fonctionner, mais impossible de savoir lequel… Autrement dit, si vous êtes superfan de Videofutur et que ça fait 8 ans que vous êtes dessus, va falloir tenir des registres, ou acheter les DVD.
- Si on a deux ou trois ordinateurs, impossible de savoir ce qu’on a déjà téléchargé ailleurs, on ne voit que la liste de films qu’on «possède» sur cet ordi, malgré le fait qu’on utilise le même compte.
- La taille des films est copieuse et il est impossible de déplacer la plupart des films d’un ordi à un autre.
- L’utilisation obligatoire, sous Windows, du lecteur Windows Media: ce qui veut dire que si vous avez vos petites habitudes avec d’autres lecteurs et vos raccourcis, c’est mort.
- On ne peut pas commencer à se regarder un film et faire une pause pour télécharger un autre en même temps: si on interrompt la lecture, il faut impérativement retrouver soi-même là où on en était.

Bref, une fois qu’on a pris le logiciel en main, et qu’on connaît ses limites, c’est parti pour télécharger!

Le catalogue
Le site est un poil lent (mais je suis assez exigeante, aussi). Tout est trié par genre et sous-genre, ou on peut choisir des sélections plus personnelles, pour vos potes de Bridget Jones («Soirée Girly») ou pour… d’autres gens (catégorie «Culture Trash» =  Bernie, les 11 commandements, le film de Jackass, et American Pie qui se battent en duel. J’imagine que c’est une catégorie pour de jeunes drogués aux goûts éclectiques, qui aimeraient bien l’humour noir et les mecs qui font du vélo dans des toilettes portables de chantier). On peut aussi choisir de voir les films les mieux notés, ou les plus loués (du coup, quand ils sont beaucoup sollicités, il n’y a plus de DVD, mais il reste souvent des Blu-ray, et pour la VOD, on ne peut souvent y recourir que pour 48h).

La sélection est évidemment beaucoup plus fournie en version physique qu’en version VOD, mais ils s’en tirent assez bien (il y a entre 10 et 50% des films qu’on retrouve de l’un à l’autre, donc si vous voulez vraiment un titre particulier, va falloir le prendre physiquement). J’ai été aussi hyper surprise de voir qu’il y a beaucoup moins de Blu-ray que de DVD. Quand je dis «beaucoup moins», je veux dire 800 éléments dans la catégorie «Séries» en général, tous supports confondus, seulement 85 dispos en VOD et… Les Tudor saison 1 en Blu-ray. C’est tout.

Néanmoins, avec mes goûts bizarres (films d’horreur, documentaires obscurs, séries), on peut toujours trouver quelque chose d’intéressant. Un reportage sur Kurt Cobain? Le film de Banksy? Casablanca? Tout y est.

Les séries sont un peu chiantes à trouver, il faut penser par coffrets DVD, et donc la première saison n’est pas forcément placée à côté de la deuxième, c’est un coup de main à prendre pour choisir son format désiré, puis le tri alphabétique. Le catalogue est français, c’est-à-dire pas de séries rigolotes britanniques ou américaines non mainstream, mais le contraire m’aurait étonnée.

Concrètement, pour avoir UN épisode, il faut cliquer sur «tri par [support désiré]» puis ouvrir son coffret, puis choisir son épisode, valider son choix (confirmer le support et la durée de location ou l’achat), avoir un petit message d’avertissement qui s’affiche, et enfin, voir son téléchargement commencer. Heureusement, la fin est annoncée avec une petite bulle d’information qui ne prend pas de place sur votre bureau.

Autre point positif, l’adresse mail à laquelle vous êtes abonné-e reçoit un message à chaque fois que vous téléchargez quelque chose. Au moins, ça veut dire que vous pouvez filtrer ce qui pourrait se passer dans votre dos, si votre chèr-e et tendre décide de pourrir votre disque dur avec 8 Go de films sur le kick-boxing, vous serez au courant.

Le quota LGBT
Oui, évidemment, ils ont Queer as Folk, tous les coffrets, la version GB et US, pour tous les coquinous qui n’ont pas les DVD. Oui, ils ont Tomboy, oui, ils ont la première saison de The L Word (erm). Ouiii, ils ont des films pour adultes, avec des messieurs tout nu avec d’autres monsieurs en costume de dentiste et de cosmonaute, j’en suis certaine. Pour les amateur-trice-s, une section s’appelle «Entre elles», mais je n’ai pas osé aller regarder, je suis certaine que ce sont des dames avec des ongles longs qui font «schttt-fouuuu».

Détail amusant, les films adultes sont dispos à la location pour 3h seulement. Quand on aime, il faut aimer vite et pas tenter de revoir son ami-e le lendemain. De toute façon, ma probité légendaire est encore une fois victorieuse, j’ai pas le droit de télécharger le porno.

Le visionnage (attention aux petits caractères)
On a le choix, à chaque fois qu’on veut télécharger, entre acheter son film virtuel ou alors le garder 48h. Attention, apparemment, pour les nouveaux films (testé avec Sucker Punch), on achète le film mais en fait, c’est pour de rire, il n’est valable que pendant 30 jours. Encore mieux, en fait, il n’est visible que pendant 30 jours, mais une fois qu’on a commencé à le visionner, il n’est accessible que 48h… Il faut donc bien lire les petits caractères!

Une fois qu’on est un peu équipé, on peut aussi transférer certains achats (relativement peu, sur la petite vingtaine de films téléchargés, seulement trois sont compatibles) vers un baladeur vidéo. Bon, ça ne marche pas sur mon iPhone, mais sur ma tablette numérique, pas de problème (un Archos). Le transfert est indolore, mais attention, vous ne pourrez que transférer deux fois votre vidéo, au total. Impossible de transférer votre film sur un disque dur réseau de stockage, cependant…

Le tarif
Comptez entre moins de 3€ pour télécharger un épisode de série pour 48h, un peu plus de 5€ pour un film, et il y a une formule à 6,99€ (le Pass Duo) pour avoir droit à des locations illimitées de DVD et de Blu-ray, ainsi que des tarifs avantageux sur les VOD.

La livraison
Il faut dire qu’avec tous mes potes qui avaient Netflix, je voyais trop souvent traîner, dans un tas de factures impayées, les enveloppes rouges du géant américain, qui attendaient soit d’être ouvertes (il y a une liste d’attente pour les articles les plus regardés, du coup, LE film que tu voulais trop voir, il ne suffit que 3 semaines pour que l’engouement se transforme en intérêt poli, puis en désespoir, donc tu le regardes en retard, incitant ce cercle vicieux de retenues sur location, et cette frustration chez les pauvres autres gens qui voulaient voir les derniers épisodes de Joséphine Ange Gardien). Du coup, je considère que le facteur «emmerdement d’aller voir et chercher son DVD» doit aller croissant avec le nombre de mois durant lesquels tu es abonné à Videofutur, car la nature humaine est ainsi faite.

Quand on commande une série, il est possible de ne demander qu’un seul DVD du coffret (au cas où Caroline du service compta vous a prêté le début de 24h Chrono mais pas le reste), et vous pouvez même demander à recevoir les DVD dans l’ordre, et retenir les autres pour plus tard. Dès que vous rajoutez un film à votre liste, vous pouvez aussi choisir l’ordre dans lequel il arrive, par rapport à vos autres commandes.

Attention, pour ceux qui attendent une livraison porno coincée entre Shrek pour le petit cousin et Les Borgia pour votre maman, va falloir faire gaffe, c’est tout livré ensemble, sans effort de packaging. À l’heure actuelle, un DVD qui m’a l’air glorieux, Hood Of Horror (un film d’horreur fait par Snoop Dogg, alors qu’est-ce qu’on attend?) est entre leur entrepôt magique et ma boîte aux lettres, donc je ne me rends pas compte du degré discrétion par rapport au contenant, mais bon, faites attention pour la postière. J’ai passé commande un vendredi soir, et lundi matin, pas de changement de statut, donc je ne sais pas s’ils vous tiennent au courant quand la livraison est en cours… Je mettrai mon message à jour quand j’aurai l’info.

Le mot de la fin
En gros, l’application Vidéo Manager est un bon outil accessible, simple et ça doit certainement être un assez bon cadeau de Noël pour une maman qui sait se servir un peu de son ordinateur, et qui aime bien les films.

Maintenant, il y a pas mal de limitations, et ceux qui ont l’habitude des locations physiques ne pourront que bénéficier du système de téléchargement rapide, beaucoup plus souple que d’aller au magasin pour retirer son film. Ceux qui sont habitués au téléchargement illégal (je SAIS qu’il y en a parmi vous, ne faites pas les innocents!!) seront certainement plus ennuyés par les rigidités des DRM et autres, mais au moins, pas de pop-up miteuses ou de captchas bizarres pour accéder à votre film en streaming qualité CAM.

Du coup, c’est une sorte de solution entre-deux, si vous voulez découvrir une série mais pas télécharger illégalement, vous pouvez louer les trois premiers épisodes en 40 minutes et voir si ça vous plaît, mais le système de VOD ne remplacera pas le vieux bon achat de DVD bourré de bonus avec les sous-titres en slovaque si c’est ce que vous aimez, mais cela vous évitera d’avoir recours à la VOD sur la télévision (type MyTF1), au catalogue bien moindre.

Videofutur et son système de VOD rentre donc dans une nouvelle case, assez hybride (qui a donc les défauts de ses qualités), et j’espère que, dans le futur, le site sera optimisé, que l’offre VOD se développera, et qu’il sera plus facile de transférer ses téléchargements d’un support à l’autre.

Le site de Videofutur.

Bien-être | 29.04.2011 - 22 h 21 | 14 COMMENTAIRES
« J’ai testé la gym sur mesure »

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La gym en salle, c’est toujours le même bazar. En septembre, requinqué par des mois de soleil, une confiance en soi retrouvée (« cette rentrée, c’est MA rentrée darling! »), la tête encore dans les tongs, on prend une bonne résolution (= un abonnement). En octobre, ça va encore. Mais en novembre, dès les premiers frimas, on commence à lâcher l’affaire (« mais comment veux-tu que je range ma doudoune dans ce casier de vestiaire de 30 cm2?! »), et en décembre, n’en parlons plus, le cocktail dinde-foie gras-gastro-grippe nous cloue au sol à jamais: « la gym? et pourquoi pas aller à la piscine pendant que tu y es ». Bref, au final, vous n’avez rien fait de votre corps. Qui est misérable, en jachère.

Tout ça, c’est un peu moi: j’ai un rapport très conflictuel avec la pratique sportive. Parce que je n’ai pas réussi à lui trouver la bonne place dans ma vie (oui, je vous préviens, cet article va être émouvant).

LE COACH POUR MOI TOUT SEUL
Quand on m’a proposé de tester une séance d’1h30 d’entraînement sportif sur mesure chez Phisics, tout près de Bastille, à Paris, j’ai foncé. J’avais besoin de conseils, envie d’apprendre. Quand on pénètre dans la salle, on sent tout de suite qu’on est dans du haut de gamme. Ambiance loft new-yorkais. Pas d’eurodance qui hurle avec des Jocelyne qui transpirent en académique: ici, c’est pas plus de deux élèves par séance. Eh ouais. Et vous avez le coach pour vous tout seul. Le coach qui m’accueille, c’est Frédéric. C’est aussi le boss. Ce qui est bien avec Frédéric, c’est qu’il est tout de suite dans la bonne distance par rapport à vous: ni « je te tape dans le dos, on est tout de suite copines, et on se raconte nos plans cul à la gay pride de Madrid », ni « j’ai le physique d’un modèle d’Abercrombie & Fitch, je suis tellement sexy que même en suant comme une vache pendant 15 ans tu ne m’arriveras jamais aux ischios-jambiers ».

« HST » MA FILLE
Après le petit questionnaire de santé d’usage, Frédéric me demande ce que je recherche. Je lui réponds que j’ai passé l’âge de vouloir ressembler à François Sagat et que j’ai compris que la prise de masse n’était pas la voie vers le bonheur – le nombre de copines qui font tout pour devenir énormes et qui sont malheureuses… Frédéric me dit: « Je comprends. On va plutôt opter pour un HST ». Qué? Hypertrophy-specific training. Ça veut dire, en allant très très vite, qu’à chaque séance, tous les groupes musculaires sont sollicités, alors que j’avais toujours entendu plein de mecs dire « ouais, moi le mardi j’fais les pecs et les épaules, et le jeudi les fesses et le dos » – les mecs ne font JAMAIS les jambes… parce qu’elles ne se voient pas quand ils enlèvent leur t-shirt en boîte. Donc ça sert à rien. Bon ben ce genre d’entraînement c’est très années 80, c’est bon si tu as BEAUCOUP de temps à consacrer à tes séances… pas quand tu bosses 70 heures/semaine chez Yagg.

Et c’est à ce moment-là que Frédéric me fait rencontrer… la bête.


C’est quoi cet alien? C’est le I Moove, bécasse. Ça a été inventé par un ostéopathe qui a dit un jour: « on vieillit par les pieds ». Cet appareil assez complexe fait partie de l’un des thèmes développés par Frédéric dans sa salle: la proprioception. À savoir, « la capacité à sentir les chaînes musculaires de son corps et la position des segments dans l’espace ». Bon, quand on grimpe dessus, les premières minutes, on fait moins le malin, parce que le plateau, posé sur une sphère, va dans tous les sens, et que Frédo vous augmente la vitesse en plus.


Mais ce qui est chouette, c’est que petit à petit, on prend conscience de son équilibre (via ses pieds donc), qu’on travaille des muscles qu’on ne fait jamais travailler, et qu’on finit par adopter une belle posture. C’est parfois un peu rodeo-style, mais perso j’adore faire la posture façon surf ou skate-board.


Bref, à la fin, le I Moove, c’est ton meilleur ami. Et tu as fièrement dompté la bête. Holà Bijou!

Frédéric me fait tester aussi le célèbre Powerplate. Je lui fais part de mes réticences. J’ai entendu dire que ça bousillait les articulations au niveau des genoux. Oui, si tu l’utilises mal, notamment jambes tendues, m’explique-t-il. Je m’assois dessus, jambes pliées, pour faire les abdos (le plus chiant à faire à la gym), et wouah! quelle efficacité! Ça travaille à mort… et ça fait maaaal! Mais c’est tellement booooon!

Ensuite, on fait une série d’exercices plus traditionnels sur des machines qu’on connaît bien. Et là, comme à chaque fois, Frédéric a un objectif constant: vous faire adopter la bonne posture. C’est super important. Sur l’exercice ci-dessous, Frédéric me dit que je me tiens bien. Et je suis tout content.


Là, je ne fais pas du ski nautique sur béton ciré, mais je travaille les biceps, et c’est très efficace:


Et enfin, ici, je fais la gueule parce qu’il faut travailler les jambes… qu’on ne travaille JAMAIS (cf. début de l’article si vous n’avez rien suivi):


La séance est terminée. Et je me sens super bien. L’impression de me tenir bien droit, que tout est dans l’axe, et que tous les muscles ont bien travaillé, sans avoir soulevé des tonnes de fonte comme un veau. Quand je suis retourné ensuite dans ma salle de sport habituelle, je me suis souvenu des conseils de Frédéric. Et j’ai fait d’énormes progrès. La pratique sportive a peut-être enfin trouvé sa bonne place dans ma vie (séquence émotion, je vous avais prévenus).

Les +:
- Frédéric, le coach (cf article).
- Les équipements. Dernier cri.
- La salle. Spacieuse, calme, agréable.

Les -:
- La salle de bains pour se changer et se doucher est un chouïa exigüe.
- Le prix (cf. ci-dessous): si on est dans le rouge à la banque, c’est sûr, ça devient difficile, mais ça le vaut.

ET ÇA COÛTE COMBIEN MA BONNE DAME?
Évidemment, qui dit service personnalisé et haut de gamme, dit tarifs en conséquence: à partir de 88€ la séance d’1 heure (tarif dégressif ensuite plus vous prenez de séances). Mais c’est une bonne idée de cadeau pour soi ou pour un-e ami-e, qu’on soit débutant-e ou confirmé-e.

Phisics, 16-18, rue Saint-Antoine, 75004 Paris. Uniquement sur rendez-vous. Contact et infos sur le site de Phisics.

Merci à Dominique Chaudey (mon Doooom!) pour les photos.

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Bien-être | 05.03.2011 - 08 h 10 | 18 COMMENTAIRES
« J’ai testé le gommage préféré de Julianne Moore », par LGabrielle

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Figure 1: Dermalogica, un produit cat-friendly, pour les Katinka qui sommeillent en nous.

Pour Yagg, j’ai testé Dermalogica, qui est censé pouvoir te faire ressembler à Julianne Moore, en plus d’être en poudre. OK, j’exagère peut-être un peu pour la Moore, mais au moins, son action aux vrais enzymes de riz et de papaye et de produits censés te faire te sentir mieux, c’est coule, en gros.

Le produit est emballé dans un truc super classe, gris et blanc, pour faire propre, avec un descriptif complet de ce que ça peut faire sur ta peau. Grosso merdo, il faut prendre une cuillère de poudre, se la coller dans les mains humides, transformer le tout en pâte, s’étaler tout ça sur le museau en évitant les zones sensibles (contour des yeux et haine pour Lady Gaga), puis rincer le tout joyeusement en chantant la Traviata, en très gros.

Extrait du mode d’emploi: Le Face Mapping, cette invention de Dermalogica censé te dire qu’il faut que tu te masses les zones 5, 2 et 7, mais que tu peux laisser 11 tranquille (enfin, faudra quand même faire 13, on ne sait jamais). J’imagine que l’utilisateur lambda ne va pas forcément aller voir son esthéticienne pour se faire mapper la face, donc je me marre doucement de cette invention saugrenue.

Figure 2: Cette image m'a fait froid dans le dos. Les zones du visage, comme une sorte de truc pour les grands brûlés, avec les lèvres en zone "ok" mais les oreilles non ? J'ai flippé sur le Face Mapping.

Étant donné que je suis en relation avec des étudiantes en esthétique, je leur ai demandé ce qu’elles pensaient d’un exfoliant en poudre, pour l’amour de la science. Manifestement, jamais entendu, et elles ont même eu peur qu’on le dissolve pas dans de l’eau, les malheureuses. Bref, on avait un peu peur avant le début de l’expérience.

Test 1: l’utilisation normale

J’ai demandé à @red d’être ma complice de vidéo, après une soirée où je ne m’étais pas spécialement occupée de ma peau. La douceur de base est calculée sur 10, 10 étant la peau à l’intérieur du bras, que j’ai fort douce, figurez-vous.

Feedback de l’après-utilisation: déjà, au moins, ça ne laisse pas ma « salle de b-uisine » sale. C’est déjà pas mal (j’avais peur de vieux sprotchs de grumeaux partout, ce n’est pas le cas). En plus, c’est vrai que c’est très agréable, cette sensation. J’utilise déjà le truc d’une autre marque, un gommant qui a des cotons et qui vibre, et qu’il faut utiliser dans la douche tellement on met de l’eau savonneuse partout. Là, au moins, c’est relativement clean, et ça fait le boulot tout aussi bien.

Test 2: le blind test

Certes, Dermalogica est fait pour le visage. Qui dit « gommage du visage » dit forcément des billes plus fines qu’un gommage corps, mais j’ai fait le blind test, encore avec une fois, avec @red.

Procédé: me gommer une jambe avec Dermalogica, l’autre avec un autre produit de qualité, et me faire comparer la douceur par une main innocente (non, ce n’est pas sexuel. Je ne suis pas comme ça, moi, madame).

Résultat: La différence n’était pas flagrante, et, encore une fois, Dermalogica a gagné le match, après un petit temps d’hésitation. Exit, les poils incarnés, ce à quoi je ne m’attendais pas. L’outil de test est doux, glabre et sent bon l’enzyme de riz et la papaye, mais de façon non intrusive ou agressive.

Maintenant, je suis sceptique comme une vieille aigrie, alors j’ai testé le troisième point, qui me semblait le plus critique: un truc en poudre, qu’on met dans de l’eau, ça devient pas un peu cacateux pourri quand on le laisse trop près de trucs humides trop longtemps?

Test 3: les conditions extrêmes

Procédé: Laisser le tube près de la vaisselle propre, sur l’évier, pendant une semaine, et voir ce que ça fait, en essayant de bouger le machin le moins possible.

Bien évidemment, ce n’est pas l’utilisation normale, j’en suis consciente. Au bout de la semaine, avec de la vaisselle presque posée dessus au mépris des règles d’hygiène humaine, j’ai vérifié Dermalogica.

Worst case scenario: le truc tout collé au fond et liquide au-dessus (après tout, il n’y a même pas de petit coussinet de protection entre le couvercle et la chose).

Résultat: Eh bien même mon scepticisme a dû s’incliner devant la supériorité de Dermalogica. Pas de paquets, à peine ai-je dû secouer le machin, il était à nouveau dans sa splendeur originelle.

Bref, malgré toute ma mauvaise foi, il faut bien avouer que Dermalogica fait son boulot, et correctement, avec ça.

Les plus:

  • Pas d’odeur trop forte parasitaire, genre « je vais me coucher la tête dans des roses par milliers », qui, à la longue, perd son charme.
  • Une efficacité quasi-légendaire, même sur des zones pour lesquelles il n’est pas fait.
  • Le fait de pouvoir l’emporter partout avec soi sans avoir une bouillasse immonde dans le sac au cas où ça se répand. Quand on voyage, on peut juste prendre un peu de poudre et se faire passer pour une cocaïnomane. Ou une coquette. Une cocaquette.

Les moins:

  • Le flacon fait très « antipuces pour chat », la sobriété classe se confond parfois avec le produit vétérinaire…
  • Le fait que ça rajoute une étape, de devoir le mettre dans de l’eau, puis faire sa tambouille dans sa salle de bain. Ça ne prend pas beaucoup de temps, certes, mais on se demande l’utilité de la chose.
  • Le fait que je ne ressemble toujours pas à Julianne Moore.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur LGabrielle teste Dermalogica, le gommage préféré de Julianne Moore

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À boire | 12.02.2011 - 11 h 12 | 10 COMMENTAIRES
One Fo(u)r par Nicolas Feuillatte: Le champagne et sa combinaison en néoprène

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One Four - AmbianceSoyez prévenu-e-s, cet article est construit en dépit du bon sens journalistique, puisque pour atteindre ce qui est le sujet principal (le test du produit), vous devrez d’abord subir une digression sur les clichés puis la mise en contexte du pourquoi et du comment de ce test. Vous pouvez bien entendu sauter ces deux premières parties, mais c’est tout à fait déconseillé. Vous verrez, ça vaut la peine de patienter, puisque le produit testé, c’est la combinaison en néoprène dont le rôle est de tenir au frais les petites bouteilles de champagne One Fo(u)r de Nicolas Feuillatte, histoire de les boire en tête à tête dans un lieu romantique. Très Saint Valentin. Très Yagg, aussi.

1. LA SAINT VALENTIN ET LES CLICHÉS
La Saint Valentin se prête bien au cliché. C’est vrai, tout cet amour, ces petits cœurs, c’est tentant pour les marketeurs de tout poil, qui s’en donnent à cœur joie pour pousser les amoureux à s’offrir des chocolats, des dîners aux chandelles, des week-ends romantiques, du champagne…

Là où ça achoppe, c’est qu’ils ont tendance à oublier que la Saint Valentin, si tant est qu’on la célèbre, est la fête de tous les amoureux, pas des amoureux hétérosexuels. Pour vous donner une idée, la rédaction de Yagg a reçu un communiqué de presse pour un pain en forme de cœur, associant « deux pâtes entrelacées: le féminin (farine de froment aux saveurs douces) et le masculin (farine de sarrasin aux arômes plus intenses) ». Promis, je n’invente rien.

Et le produit qui fait l’objet de cet article n’échappe pas à cette règle désuète qui veut qu’on oublie totalement qu’un couple, ça peut aussi être deux hommes ou deux femmes. Pour la Saint Valentin, le champagne Nicolas Feuillatte a habillé ses petites bouteilles One Fo(u)r d’une combinaison en néoprène pour les garder au frais. Le champagne rosé est ainsi recouvert de rose (« One Fo(u)r Pink pour elle ») et le brut de bleu (« One Fo(u)r Blue pour lui »). Rose et bleu. Je ne sais pas vous, mais moi, ce ne sont pas des couleurs que j’associe à l’amour, au romantisme et à la sensualité censés accompagner la Saint Valentin. Elles me rappellent plutôt la layette, et pour le romantisme des couches-culottes, vous repasserez…

Alors certes on peut acheter deux bouteilles roses ou deux bouteilles bleues (on a le droit d’être deux dans un couple à aimer le brut), mais c’est un tantinet plus cher (12 euros la bouteille, soit 24 euros les deux One Fo(u)r) que de prendre le duo rose/bleu tel qu’il est vendu à l’Espace Feuillatte à Paris (22 euros).

Mais bon, à cliché cliché et demi, et côté gouine, on en connaît un rayon.

2. PRÉSENTATION DES TESTEUSES
Pour tester la Saint Valentin en avant-première, il faut être deux. En l’espèce, Judith (moi) et Bénédicte. S’il est un cliché de la lesbienne auquel j’ai toujours rêvé d’accéder, c’est celui de la fille bien dans son corps, qui aime la randonnée, les longues balades à vélo et n’a pas peur de dormir à même le sol ou presque pour profiter d’un sublime lever de soleil en haut d’une montagne. Raté. L’idée de marcher des heures en portant un sac à dos de 25kg m’essouffle d’avance et je n’aime pas le camping à cause des bestioles qui se faufilent partout et parce que c’est humide et qu’il y a des bruits bizarres (j’ai un peu évolué ces dernières années, mais j’ai quand même des goûts de luxe). Ah oui, et je suis claustrophobe. Ce qui ne m’empêche pas de passer des heures au rayon camping de Décathlon à essayer les tentes et les matelas autogonflants et à m’extasier devant l’ingéniosité des gens qui inventent les gamelles empilables.

Alors évidemment, une invention chic et choc pour garder mon champagne au frais, ça a tout de suite titillé mon imaginaire. Parce qu’on peut camper ou randonner avec standing.

Bénédicte, c’est le contraire de moi, elle sait tout faire. Elle a été scout et est capable de monter une tente et allumer un feu sur lequel elle prépare un curry d’épinard de la mort qui tue pour le dîner, tout ça en même temps. Elle sait même fabriquer une table sans clous ni vis, juste en faisant des nœuds (je ne l’ai pas vue faire mais je la crois sur parole). Comme McGyver, en mieux. Parce qu’elle n’est pas juste la reine du camping, elle se débrouille toujours pour prévoir ce petit truc incongru au milieu des champs qui fait que finalement, même pour moi, ça peut être sympa. Voire l’expérience d’une vie. Non, je n’exagère pas.

Bref, des cobayes différentes et donc complémentaires, avec au moins un point commun: un goût assumé pour les petites bulles. Idéales pour tester non pas le champagne Nicolas Feuillatte – on connaît déjà –, mais la combinaison en néoprène qui entoure les bouteilles One Fo(u)r. Parce que la lesbienne a l’esprit pratique (c’est pour ça que je vous saoule avec le camping, les accessoires, les ustensiles etc. depuis 10 lignes). Non?

3. LE VIF DU SUJET
Pour les besoins du test, nous avons établi un parcours dans Paris, l’une des villes les plus romantiques au monde paraît-il (quand on y est née, on a du mal à être objective).

L’idée n’était pas de fêter la Saint Valentin en avance (le dernier samedi de janvier), mais de vérifier l’efficacité de l’étui pour garder le champagne frais. Si dans la vraie vie les amoureux sont censés boire leurs bouteilles de concert, nous avons testé successivement les deux bouteilles, en commençant par le champagne brut.

13h45: Sortie du réfrigérateur où les 2 bouteilles ont passé la nuit.

Nous partons pour le Centre LGBT Paris IdF (point A sur la carte), parce que c’est samedi et que nous devons aller chercher nos légumes à l’Amap transgouinepédé. Nous les garderons avec nous toute l’après-midi.

15h: Arrivée au Centre LGBT Paris IdF, où nous n’ouvrons pas les bouteilles, parce qu’entre les voitures et les travaux, ce n’est pas très romantique. Mais photo quand même.

One Four Centre LGBT Paris IdF-1

15h51: Ouverture de la bouteille de brut sur le Pont des Arts (point B sur la carte), à nouveau couvert de cadenas d’amour. Le champagne est frais comme il faut, mais en même temps, il fait genre -2 degrés…

La déception de découvrir que le bouchon n’est pas en liège mais en plastique laisse assez vite place à la satisfaction de voir que du coup, il peut être revissé sur la bouteille, ce qui va simplifier nos déplacements (et peut être super utile en soirée si vous décidez d’errer de buffet en buffet, votre bouteille perso enchaînée à votre poignet grâce à sa dragonne, sans perdre une goutte. Attention néanmoins à ne pas trop l’agiter quand même).

16h10: Au Louvre (point C), nous nous engueulons avec une fille en Vélib qui veut nous écraser. Du coup, pas de photo ni de champagne. Nous partons pour la Tour Eiffel.

16h41: Installées sur un banc avec vue imprenable sur la Tour Eiffel (point D), nous avons terminé la bouteille bleue (chaque bouteille contient de quoi remplir deux coupes ou flûtes, nous avons donc procédé par demi-flûtes). Le champagne est toujours frais, avec un peu moins de bulles. Ce qui peut s’expliquer par le fait que nous le trimballons depuis plusieurs heures de bus en bus. Nous n’arrêtons pas de rire, sans savoir si c’est lié à la consommation d’alcool (déjà?!) ou à la situation. En tout cas, ça réchauffe.

Mais pas complètement. Nous sommes gelées, nous décidons de rentrer à la maison. En attendant le bus (le métro, c’est pratique, mais pas romantique du tout), nous voyons passer une carriole tirée par un cheval blanc. Le pire, c’est que c’est vrai.

18h39: Nous ouvrons la bouteille de champagne rosé. Il mousse un peu mais il a bien tenu le choc et est encore tout à fait assez frais. Cette fois, nous ne remettons pas le bouchon et la bouteille est vidée tranquillement au chaud. On avait bien envisagé de la boire dans le jardin emmitouflées dans des slankets mais finalement, le canapé du salon, c’était beaucoup plus romantique.

BILAN
Les +:
la combinaison en néoprène semble remplir son office mais il faudrait tester sur une plage par 38°;
le bouchon qui se revisse.

Les -:
le cliché rose/bleu;
le prix (une bouteille de champagne Nicolas Feuillatte classique – 75 cl – tourne autour des 23 euros), mais il s’explique par la combinaison, la dragonne et le petit format qui en règle générale revient toujours plus cher. Ça vaut pour le dentifrice alors pourquoi pas pour le champagne.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération. Le néoprène, en revanche, ne devrait pas poser de problème.

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Bien-être | 22.01.2011 - 10 h 18 | 12 COMMENTAIRES
After Effect: les capsules anti-gueule de bois

Mo et Cam ont testé pour La cabine d’essayage de Yagg After Effect, « les capsules anti-gueule de bois ». Récit.

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Mo et Cam ont testé pour La cabine d’essayage de Yagg After Effect, « les capsules anti-gueule de bois ». Récit.

Mo: Quand les capsules sont arrivées chez Yagg, des souvenirs douloureux me sont revenus en mémoire… Je me suis rappelé de toutes les fois où j’ai pu me réveiller à trois heures de l’aprem, la bouche tellement pâteuse que j’en ai descendu l’équivalent de l’océan pacifique en verre d’eau, avec des cernes jusqu’au menton, et les yeux tellement flous que même mes lentilles n’y faisaient rien. Alors, avec le petit sourire de celle qui s’imaginait déjà fraîche comme la rosée du matin après avoir descendu une bouteille de vodka cul sec, j’ai gentiment proposé d’être la testeuse officielle.

Cam: Quand Morgane est arrivée à l’appart’, son sourire doucereux ne pouvait me laisser croire en l’événement. Quoi?? On a enfin découvert un remède contre la gueule de bois?!! Attends, tu veux dire qu’il y a des scientifiques, des laboratoires, qui se sont penchés sur nos lendemains de cuite? Peut-être pendant des années? Qu’il existe un marché de la gueule de bois?!  J’ouvre mon agenda: soirée bookée.

Selon Wikipédia, il existe trois types d’expériences scientifiques. Celle que nous vous présentons aujourd’hui est du troisième type, à savoir: « expérience scientifique à l’aide d’un modèle vivant ». Sauf que nous, vu qu’on ne fait pas les choses à moitié, on a décidé que ça serait une « expérience scientifique à l’aide de DEUX modèles vivants« , puisque les deux autres invitées se sont désistées.

L’expérience se déroule dans un petit appartement sommairement meublé.

Seront ingérés au cours de cette soirée, par personne:
- 10 toasts de foie gras
- 100 g de poulet rôti
- 70 g de poivrons rouges
- 120 g de purée de navets/carotte/pomme de terre
- 1 petit moelleux au chocolat
- 6 verres de vin blanc.

19h22 Ouverture de la première bouteille. Un liquoreux, c’est délicieux, doux et cela accompagne très bien le foie gras. Seul hic: il est obligatoirement accompagné de maux de tête et prise de poids (mais ça c’est pas sur l’étiquette). Avant donc, un grand verre d’eau et les trois cachets d’After Effect. Les pilules, faut le dire, ne sont pas évidentes à avaler. Plus grosses qu’un Doliprane, plus petites qu’un suppo, je vous laisse imaginer. Il vaudrait mieux pas s’étouffer avec, ça pourrait gâcher la soirée.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Test After Effect.

19h27 Premier verre de vin servi, qu’on déguste accompagné des toasts au foie gras précédemment cités. Les pilules finissent d’achever leur route jusqu’à nos estomacs.

20h03
On  sert le deuxième verre. Englouti tranquillement, digestion du foie gras oblige.

21h46 Hum. J’ai oublié de stipuler l’heure de service du troisième verre. Toujours est-il que celui-ci est désormais consommé. Notez donc une perte, minime mais néanmoins présente, de la conscience de travail (car oui, j’en avais une!). Pour le moment, aucun effet de l’alcool ne se fait sentir. Plusieurs causes possibles:
- le repas était tellement consistant que l’alcool a été absorbé par toute cette nourriture
- ce « complément alimentaire » annihile les effets de l’alcool (comprendre qu’il bloque les molécules responsables de l’ivresse), et donc n’est pas un anti-gueule de bois comme prétendu, mais un anti-cuite
- mon corps, durant ces cinq années à Paris, a tellement drainé de litres d’alcool qu’il lui en faut désormais plus que ça pour en ressentir le moindre effet
- je me suis planté dans les bouteilles, et ai confondu le vin blanc avec du sirop de citron.

22h48 Fin du cinquième verre. Cam: « Pour le moment je le conseillerai, je me sens vraiment bien » (malgré quelques petites « pressions dans la tête »: comprendre qu’elle perçoit les afflux sanguins au niveau des tempes). RAS de mon côté.

23h15 Ouverture de la seconde bouteille. J’imagine la tête de ma grand-maman si elle voyait ça: « c’est qu’elles ont une bonne descente, les chtiotes! ». Mais Mamie, on se force, on se dévoue pour la science, on donne de notre personne pour Yagg voyons!

23h38 Léger mal de tête de Cam.

23h39 Premier bâillement. Ça craint!

23h39 Perte d’attention. Altération de la conscience. Amoindrissement des réflexes et de la vigilance (ça c’est pour faire plaisir à l’Inpes). En réalité: Cam a oublié qu’elle avait allumé une clope. Et celle-ci se consumait dans le cendrier, sous mes yeux, sans que je m’en rende compte.

00h02 La fatigue a eu raison de nous. Avalage rapide mais non moins laborieux des deux cachets dits de « post-consommation », ou « pré-nuit » au choix; passage par la case salle de bains, et au lit.

00h12 Un peu de mal à s’endormir, malgré la fatigue, l’impression d’être toujours hyper-attentive, même s’il ne se passe rien.

11h00 Réveil. Et là, Ô miracle: la bouche aussi fraiche que si l’on avait avalé le tube de dentifrice, tous les neurones bien en place, les synapses connectées, et l’œil vif. La preuve en images (voir ci-dessous)… Pas pris une ride ma Lucette! Et même perdu quelques millimètres de cerne au passage…

Avant

Après

11h00 bis Réveil tranquille, prête à aller travailler (si j’avais un travail) tant pis, je me recouche. Pas de tête lourde ni de yeux sensibles. En forme, en fait.

19h00 Ô mais il reste du foie gras et du vin blanc, on r’met ça???

Hop c’est parti.

À la vôtre!

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

Sous-vêtements | 02.12.2010 - 14 h 08 | 39 COMMENTAIRES
Le slip Wonderjock Pro d’aussieBum

Maxime Donzel de Yagg a testé pour vous le slip WJ Pro d’aussieBum qui remonte le paquet.

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Pour une raison qui m’échappe totalement, on m’a demandé de tester le nouveau slip remonte burnes d’aussieBum et, au passage, de lancer ce nouveau blog testo-conso participatif qui vous permettra bientôt, chers yaggeurs, chères yaggeuses, de pécho des cadeaux, parce qu’on a beau être politiquement contre la consommation débridée touça, ya un moment on aimerait bien avoir des trucs gratos tellement on raque pour tout le reste.

On commence donc avec un slip (on hésitait entre chroniquer ça et le nouveau niveau à bulle trapézoïdal compact mais que nos amies lesbiennes ne se découragent pas, on leur proposera aussi des choses super bientôt), mais pas n’importe quel slip, un slip qui vient avec une promesse, celle de nous faire un plus gros paquet parce qu’on est gay et que, soit on est obsédé par la bite soit on ment (oui, sauf toi là-bas qui es spécial). En tout cas, ça tombe très bien parce qu’évidemment j’ai totalement une théorie au sujet du paquet (j’ai aussi des théories sur le symbole du boulon dans Stalker, de Tarkovski, mais ça intéresse moins de monde).

Le concept du paquet, ou « bulge » en anglais, est selon moi trompeur. Combien de fois n’ai-je pas été surpris de découvrir en ouvrant un paquet fort généreux que le cadeau à l’intérieur était en réalité bien maigre (nonobstant la question du grower/shower: un tout autre débat) et vice-versa: un écran plat au niveau du jean qui cachait un monstre coins carrés de niveau 12. Je tiens à préciser que la teneur de cet article n’est pas de glorifier inutilement le chibre maousse, d’ailleurs moi si c’est trop gros j’aime pas trop parce que ça rentre pas dans ma bouche qui a une faible capacité d’ouverture, c’est comme les citrons perpétuels de Katinka, « c’est comme ça ». Mon but est donc avant tout scientifique, c’est dit.

LES « PLACÉHAUT » ET LES « PLACÉBAS »
Et ma théorie est la suivante: le paquet ne reflète pas la taille de l’engin au repos, mais la position de l’ensemble génital sur le pubis. En effet, tous les hommes n’ont pas la bite placée au même endroit du corps et ça, comme dirait Didier Lestrade, « je suis le seul à le dire ». Elle peut en effet être placée à peu près n’importe où le long de l’axe: nombril -> trou du cul. Plus l’appareil génital masculin est haut placé, plus il aura d’impact sur la déformation du slip et du pantalon, et plus il est bas, plus il aura tendance à disparaître, enfoui dans les profondeurs de l’entrejambe. Ceux qui forment donc la communauté des « placébas » (dont je fais partie hein vous l’avez compris c’est pas la peine de faire les malins) ont donc un désavantage naturel qui leur donne un look d’eunuque. (J’en profite au passage pour suggérer aux copains trans’ FTM qui souhaitent une phalloplastie/scrotoplastie de bien insister auprès du chirurgien sur le haut placement si c’est possible).

Je voulais accompagner cette théorie d’un super dessin mais j’ai pas réussi à convaincre le patronat de l’utilité d’un budget graphiste donc je l’ai fait moi-même (j’ai pas pris option dessin au lycée):

« EN MODE WONDERBRA »
J’en viens donc à ce slip magique que je teste aujourd’hui, le aussieBum Wonderjock Pro. Voir la vidéo des mecs qui l’essayent:

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur aussieBum – WJPRO ON THE STREETS.

La technique de ce modèle repose sur une sorte de panier en tissu à l’intérieur du slip (également disponible en boxer et en string) qui remonte ton bordel un peu en mode wonderbra. C’est assez confortable et a l’avantage inattendu de t’éviter de t’asseoir sur tes propres testicules, un événement aussi rare qu’il laisse un souvenir mémorable. En effet, ça marche, le bizbi est remonté. En plus, la séparation entre la peau et les couilles apporte une fraîcheur bienvenue.

Il se trouve qu’un ami qui connaissait mon embarras m’avait offert l’an dernier un prototype d’une marque concurrente (on a le droit de dire? bref c’était un Dim) qui reposait sur une technique similaire, seulement le petit panier à couilles était tellement serré que ça te comprimait tout le tsoin tsoin (très désagréable et forcément inefficace) en plus d’être incroyablement compliqué à enfiler (et il fallait recommencer l’opération à chaque fois que j’allais faire pipi) (et j’aime le thé) (t’imagines).

« UN PEU GROSSIER »
Le modèle d’aussieBum est meilleur parce qu’il laisse plus de place, il est plus souple pour s’adapter à ton anatomie. Le problème, c’est qu’autant il est efficace, autant sous un pantalon tout est un peu écrasé. On perd de l’effet. Mais surtout: on a l’air complètement ridicule une fois le pantalon abandonné. L’effet visuel de cette boule blanche en lévitation qui te précède avant que tu entres dans la pièce est un peu grossier, en plus de te faire une tête de Yoshi entre les jambes.

En gros, ça tient tout seul mais c’est pas beau (ce qui est bizarre c’est que ça n’a pas l’air de les gêner vu que la pub est basée là-dessus), ça fait pas « gros paquet » ça fait « euh ya pas un problème avec ton slip là? », donc pensez à enlever tout d’un coup si vous êtes accompagné. Or, j’imagine que la plupart des clients l’achètent pour être vu avec donc selon moi l’effet est en peu raté.

Je précise que quand je dis « sans » c’est « avec un slip normal ».

CONCLUSION
En conclusion, c’est un slip confortable, qui relève et protège ton paquet, mais qui te donne un air un peu idiot quand il est révélé. Ça m’a l’air d’être aussi le slip idéal pour les FTM qui portent un pack pour éviter qu’il tombe au fond du slip, mais c’est peut-être aux intéressés de le dire.

Le site d’aussieBum.